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Dernière mise à jour : 02.11.2009

Le défibrillateur est à la portée de tous

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C'est simple : on le décroche, on ouvre la pochette, on l'allume et on suit les instructions. Mais surtout, il faut appeler les urgences : composer le 15 !

« J'ai appris comment l'utiliser il y a un an. Je me demande si je saurais encore comment poser les électrodes ». Mylène, secrétaire dans une collectivité locale est comme beaucoup. Elle craint de ne plus savoir faire fonctionner ce précieux boîtier. C'est simple

Un arrêté du 6 novembre indique que l'utilisation du défibrillateur automatisé externe (DAE) repose sur des gestes simples. « Une initiation courte et pratique est de nature à augmenter le taux de survie des victimes ». Durant cette heure de formation, on apprend à reconnaître l'arrêt cardiaque. « Monsieur, Madame, si vous m'entendez, bougez le bras ! » Sans réponse, il faut s'approcher pour vérifier si la personne respire. Puis aussitôt composer le 15 pour appeler les secours.

C'est efficace

Si on ne réagit pas face à un arrêt cardiaque, les chances de survie de la victime ne sont que de 1 % à 3 %. Par contre, si on appelle le Samu, si on commence à masser le coeur et si on utilise un défibrillateur, ce taux de survie monte à 30 %.

Il dicte les consignes

Dès qu'on appuie sur le bouton « On », l'engin dicte ses consignes. Il explique comment poser les deux électrodes sur le buste. L'une à droite du thorax, entre la clavicule et le mamelon, l'autre à gauche en dessous de l'aisselle. Ensuite, il faut brancher les câbles à la machine. Cette dernière analyse le rythme cardiaque. C'est à ce moment-là que tout se joue. Affaibli, le coeur ne transmet plus d'oxygène au cerveau qui, en moins 3 minutes, perd de son potentiel. Il faut donc aller très vite.

Aucun risque de mal l'utiliser

La machine dit alors d'appuyer sur le bouton « choc ». Au moment de la décharge électrique, il faut s'écarter de la victime. Une fois le choc délivré, le boîtier peut demander de réaliser un massage cardiaque. Placer ses deux paumes de main sur le milieu du thorax et appuyer de tout son poids. Le tempo est de 100 pressions à la minute. Ne pas ôter les électrodes ni cesser de masser jusqu'à l'arrivée des secours. Aucun risque de se tromper. Si la victime n'est pas en arrêt cardiaque mais souffre d'une autre pathologie, la machine ne choquera pas.


Catherine LEMESLE. Ouest-France (26 novembre 2009)