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Dernière mise à jour : 15/11/2013

En cas de coup dur, ils sont là

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Ils forment aux gestes de premiers secours. Mais pas que. Les secouristes de la Protection civile, tous bénévoles, sont aussi susceptibles d'être sollicités par le préfet en cas de crise d'ampleur.

« Quand on a besoin d'eux, ils arrivent tout de suite. Et ça se passe toujours très bien. On peut leur faire confiance. Ça fait très longtemps que nous faisons appel à eux. C'est un partenaire très utile et surtout très fiable ». Signées de Pierre Soubelet, préfet des Côtes-d'Armor, ces paroles toucheront très certainement plus d'un bénévole de l'Association départementale de protection civile des Côtes-d'Armor (ADPC 22). Elles ont été prononcées, hier après-midi, au siège même de la Protection civile, où le préfet avait fait le déplacement pour signer une nouvelle convention avec les secouristes costarmoricains. « Il s'agit d'une convention d'assistance technique nationale déclinée à l'échelon départemental. Elle encadre juridiquement notre participation à des actions de sécurité publique lorsque le préfet fait appel à nous », résume Olivier Hess, président de l'ADPC 22.

Car bloqué par la neige

Et cela arrive assez souvent, au final. L'État sollicite régulièrement les bénévoles de la Protection civile sur des événements culturels majeurs (Art Rock, festival du Chant de marin, etc.) ou sportifs. Mais aussi en cas de gros pépins, de catastrophe. « Cette convention porte d'ailleurs principalement sur ce point-là. Elle se destine surtout aux crises d'une certaine ampleur, lorsque nous avons besoin de tout le monde pour y faire face », précise Pierre Soubelet. Comme ce fut le cas, dernier exemple en date, en février 2013, à Corlay, où, en plein épisode neigeux, les secouristes avaient été sollicités par le préfet pour mettre en place un centre d'hébergement d'urgence pour des scolaires dont le car était bloqué. Loin des catastrophes, l'une des principales missions de la Protection civile reste aussi de former aux gestes qui sauvent, que ce soit dans les établissements scolaires ou encore dans les entreprises. Première association de secourisme à avoir vu le jour en France, du temps des Côtes-du-Nord en 1959, l'ADPC 22 compte actuellement 210 bénévoles et sept antennes.



Le Télégramme du 14-11-2013
Arnaud LE HIR