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Dernière mise à jour : 25/02/2011

Françoise fait le choix de la protection civile

A seulement 21 ans, cette jeune Lamballaise est moniteur bénévole. Et quand elle ne travaille pas sur son master, cette future professeure de SVT forme aux gestes de premiers secours. « Je vous présente Anne et Corinne. Chacun votre tour, vous allez devoir leur sauver la vie. »

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Un poupon dans la main droite, l'autre dans la main gauche. Françoise Gouya, récapitule les différentes manipulations. Dans quelques minutes, ses cinq élèves vont devoir appliquer ce quelle vient de leur montrer : dispenser les gestes premiers secours à un bébé. Les voyants un peu stressés par l'exercice, la formatrice de la protection civile de Lamballe n'hésite pas à lancer une ou deux blagues Histoire de détendre l'atmosphère, mais aussi pour que les dix heures de formation aux gestes de premiers secours se passent dans la bonne humeur.

Le secourisme dès 12 ans

À seulement 21 ans, Françoise maîtrise parfaitement son cours. Elle alterne, toujours le sourire aux lèvres, les moments de concentration et de franche rigolade. Elle est comme un poisson dans l'eau. Et pour cause... elle termine ses études pour devenir professeur de SVT. L'enseignement, elle a ça dans le sang ! « Quand j'ai eu mon diplôme de premier secours en équipe, je me rendais en tant qu'aide moniteur en formation. Ca m'a motivé à passer mon monitorat en 2009. » Elle qui veut déjà devenir enseignante sait alors qu'elle est sur la bonne voie. « Ca m'a conforté dans mes choix professionnels. »

Aujourd'hui, la jeune monitrice forme une quarantaine de personnes par an aux premiers secours. Raccrocher sa veste orange et bleue ? Elle n'ose pas l'imaginer une seule seconde Elle qui est tombée dans la marmite du secourisme à douze ans, ne compte pas quitter la protection civile comme ça. « J'aurai vraiment du mal partir. C'est une passion de longue date », confie-t-elle entre deux exercices à ses élèves d'un week-end. Pensive, la jeune femme éclate de rire avant d'ajouter... « Pour être bénévole et y passer autant de temps, il faut vraiment que ce soit une passion. »

Et en toute logique, elle espère bien, une fois professeure, « devenir formatrice dans l'établissement ou je serai affectée ».



Extrait du Journal Ouest-France du dimanche 16 janvier 2011 Edition St-Brieuc
Mélanie BECOGNEE