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Dernière mise à jour : 17/11/2010

Solidarité. Etudiants et engagés

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Alban est étudiant en deuxième année à l'Institut de formation en soins infirmiers (Ifsi), à Saint-Brieuc. Une fois qu'il a quitté les murs de l'hôpital Yves-LeFoll, où il suit ses cours, il change de tenue et se mue en membre actif de la Protection civile.

Depuis tout petit, j'ai toujours été passionné par le monde du secourisme». Voilà pourquoi, ses 18 printemps tout juste célébrés, Alban s'engage au sein de la Protection civile. Cette association, «reconnue d'utilité publique et agréée par la Sécurité civile», tient à préciser le jeune homme, est très active pour la formation aux gestes de premiers secours, au soutien aux populations sinistrées et lors de manifestations culturelles et sportives. Lorsque des poids lourds ont été bloqués par la neige l'hiver dernier, il a été dépêché. Idem lors des inondations près de Lamballe, en mars de cette année.


Six ans de service

«Faire partie de cette association me permet d'aider les autres, c'est un besoin pour moi», rappelle l'élève infirmier. «Apporter de sa personne, de son temps, l'adrénaline que ça provoque, savoir être rapide et efficace», c'est ce qu'aime Alban dans la Protection civile. Et par chance, pour lui, le rêve de gosse n'a pas viré au cauchemar. Il a même entamé sa sixième année, revêtu de la tunique orange et bleue.


Protéger: une vocation

Depuis ses 18 ans, Alban ne s'est pas contenté de cette présence de tout instant pour la Protection civile. Il s'est formé aux premiers secours, aux premiers secours en équipe, à différents monitorats, a obtenu un diplôme universitaire technique d'hygiène et sécurité et a créé une entreprise de formation aux gestes de premiers secours. Le CV peut impressionner, et pourtant Alban ne s'arrête pas là. Son chemin se poursuit maintenant dans les centres hospitaliers. L'apprenti infirmier sait que «continuer dans cette voie va (lui) permettre de faire de (sa) passion (son) métier, dans la mesure où ça reste dans le domaine sanitaire et que ça fait appel aux mêmes qualités humaines».


«Sept jours sur sept 24heures sur 24»

En attendant, il se rend au maximum disponible pour la Protection civile. Certaines semaines, Alban y exerce à peine cinq heures. D'autres, plus de 30. «Quoi qu'il en soit, je dois être joignable sept jours sur sept et 24heures sur 24», se répète l'étudiant. Et pour concilier études et protection, il prend sur lui, détaillant qu'il «travaille ses cours les soirs et week-ends, comme tout le monde, et si je suis appelé pendant les heures de stage ou de d'enseignement, on me laisse partir. Les gens sont très conciliants». Finalement, c'est aussi un peu dans leur intérêt qu'Alban, l'étudiant en soins infirmiers, agit. Pour leur sécurité, pour leur protection et pour les secourir.



Extrait du journal Le Télégramme, édition de Saint-Brieuc, 12 novembre 2010